Les poilus

Le caporal Léon VASSEUR


Le 18 août 1913, le jeune Léon VASSEUR, âgé de 20 ans et quelques mois, en s’engageant sous le matricule 735 pour trois ans, sait-il ce qui l’attend ?

Le caporal Léon VASSEUR
Le caporal Léon VASSEUR

Il est incorporé au 33° Régiment d’Infanterie à ARRAS, qui dès la mobilisation en 1914, deviendra le 233° Régiment d’Infanterie où le fantassin Léon VASSEUR fait son entrée en mars 1916. Il fait face à l’ennemi, dès le début de la guerre, en Belgique où, blessé par un éclat d’obus au genou, il est évacué le 23 juillet 1914.

Il est nommé caporal le en février 1915 alors que son régiment occupe et organise différents secteurs au sud de Reims.

Le 31 mai 1915, il embarque à destination du Pas de Calais, où après une période de repos et de travaux dans la région d’ARRAS, il part en août pour la Somme, en auto.

Fin septembre, le 233° RI débarque à Chalons sur Marne et le 2 octobre, il attaque sans succès les tranchées allemandes.

Le 16 octobre le régiment occupe les alentours de VERDUN, mais le caporal Léon VASSEUR, victime d’abord de la paratyphoïde, puis de la gale est à nouveau hospitalisé.

Le caporal L. VASSEUR ne connaîtra pas la célÚbre offensive de VERDUN en Février 1916, mais par contre, il narre dans une longue lettre à son frÚre Georges, une attaque en 1916.

En février 1917, le 233° RI fait preuve d’ardeur dans l’attaque et l’opiniâtreté dans la défense de Maison en Champagne.

Le 31 juillet 1917, à Craonne, le 233° RI a brillamment pénétré dans les organisations Allemandes, jusqu’à trois kilomÚtres de profondeurs, atteignant ainsi et dépassant même tous les objectifs qui lui étaient assignés. Se maintenant ensuite pendant plusieurs jours sous un bombardement intense, dans des trous remplis d’eau, a , malgré ses rudes fatigues et un temps des plus pénibles, organisé le terrain conquis et réalisé chaque jour l’occupation de nouveaux points d’appui, facilitant la tâche de ses voisins et témoignant ainsi de son inébranlable ténacité et de son infatigable ardeur.

Le 233° RI est cité une première fois à l’Ordre de l’Armée Française.

Du 28 mai au 3 juin 1918, pendant 7 jours de durs et incessants combats, le 233° RI s’est dépensé sans compter, faisant payer cher à un ennemi supérieur en nombre ses moindres avances, il a fait preuve des plus belles qualités militaires: ténacité, bravoure, cohésion, esprit de dévouement et de sacrifice.

Après s’être emparé le 8 juillet de la ferme de CHAVIGNY, ramenant plus de 300 prisonniers et un nombreux matériel, il prend part du 18 au 26 juillet à la contre-offensive de TARDENOIS, atteignant dans de durs combats et malgré de fortes pertes, tous les objectifs qui lui étaient fixés, pénétrant de près de 3 kilomètres dans les lignes ennemies et affirmant ainsi de nouveau, ses brillantes offensives .

Pour ces actions d’éclat, le 233° RI mérite une seconde citation à l’Ordre de l’Armée ainsi que la Fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.

Certificat de visite médicale


Visite médicale suite à une blesure par éclat d'obus.
Visite médicale suite à une blesure par éclat d’obus.

Récit d’attaque


Feuille N°1
Feuille N°1
Feuille N°2
Feuille N°2

 

Feuille N°3
Feuille N°3
Feuille N°4
Feuille N°4
Feuille N°5
Feuille N°5
"La popotte"
« La popotte »
Photo du front
Photo du front